Alors c'est quoi le risque, au juste ? - Celui d’un « 21 avril 2002 » avec une qualification du FN pour le deuxième tour au détriment d’une candidature de la Gauche ? Au nom de cette menace, on incite les électeurs à voter mécaniquement pour le PS dont ils ne veulent pas vraiment. En agissant ainsi, on entretien pourtant la colère sociale et le report sur le vote FN. C’est en fait un bon arrangement pour les partis de gouvernement, si sclérosés, et pour le FN. Cela arrange tout le monde et tient les mouvements populaires loin du pouvoir.
- Pourtant, on sait que ce risque d’un « 21 avril » est clairement sans objet (voir ci-dessous) d’autant plus que la stratégie du Front de Gauche le porte à aller chercher les voix des abstentionnistes et à démolir la chimère lepeniste plus qu’à chasser sur les terres du PS.
- l’argument mathématique : suivez la courbe, avant que HOLLANDE passe derrière LE PEN, MELENCHON serait déjà devant HOLLANDE et donc devant LE PEN : il est où le problème ? « les électeurs peuvent voter Mélenchon tranquilles : le score du candidat de gauche le mieux placé sera toujours supérieur à celui de LE PEN !
La conclusion est laissée aux sondeurs eux-mêmes : Gaël SLIMAN, directeur de BVA Opinion, « il prend des voix [au PS] au premier tour, J.L. MELENCHON, mais au second tour, ses reports [sur le PS] sont massifs, donc finalement, c’est un prêté pour un rendu ».
Bon ! et à qui profite le crime ?
Aux partis de gouvernement bien sûr : PS et UMP !.
- Ils se partagent ainsi alternativement le pouvoir et ses richesses, ceux de l’ETAT (UMP aujourd’hui) et des Collectivités Territoriales (PS aujourd’hui)
- Ils s‘appuient sur les médias de masse, qui leur renvoient ensuite l’ascenseur avec l’arme idéologique des sondages et de leurs fameuses « intentions de vote » « qui tendent à déterminer le résultat de l’élection avant même qu’elle ai eu lieu » pour mieux prendre le bon peuple en otage « attention au FN, votez utile ! »
Donc ils nous mentent, deux fois : 
- D’abord en nous endormant avec ce vrai faux danger FN. Ce que le PS veut, ce n’est pas du tout éviter le FN qui n’est pas un risque, c’est prendre des voix au Front De Gauche, qui devient un rival gênant.
- Ensuite, en nous piégeant dans une fausse dichotomie « droite/gauche » pour mieux dissimuler une vraie complicité néolibérale unissant tant le FN, que l’UMP et les sociaux-démocrates du PS :, même combat au service du capital.
Le vote utile, si c’est voter pour le PS, alors c’est surtout utile pour le PS !
- Aujourd’hui, le vote utile est un marché de dupe qui prive le peuple d’un choix réel. Il permet tranquillement au PS d’être élu et réélu par de braves gens qui ne se reconnaissent pas dans sa politique, mais acceptent de sacrifier leurs intérêts, leur vision du monde, pour faire barrage à un FN qui ne menace personne.
- Aujourd’hui, voter utile, c’est « la léthargie démocratique, le coma citoyen. C’est l’espoir sacrifié sur l’autel de la peur. C’est le réflexe plutôt que la réflexion » - Alan Confesson sur Agoravox .fr -.
- Aujourd’hui, la vraie Gauche, c’est nous, le Front de Gauche, pas le PS dont le GUARDIAN se félicite que « son projet ne contient aucune des mesures traditionnelles de la Gauche. »
Aujourd’hui la vraie Gauche, c’est nous, c’est le Front de Gauche
Cessez de craindre le père Fouettard du PS, venez nous rejoindre.
et votez Jean-Luc Mélenchon pour faire appliquer vos idées
Pour en savoir plus cliquez :
"Le vote utile, si c’est voter pour le PS, alors c’est surtout utile pour le PS !"
RépondreSupprimerla suite le prouve !
Lorsque le FN recule suffisamment pour n'être plus un danger, alors le vote utile, devient le vote "efficace" qui montre bien son objectif, toujours le même, servir le PS, être utile au PS. le vote utile, ou efficace, c'est donc bien celui qui, quoi qu'on en dise, sert à étouffer toute alternative politique à gauche au profit du PS hégémonique depuis plusieurs décennies.