Désormais quasi routine : aller de village en village, repérer les hameaux sur le plan, qui ont toujours des noms rigolos, c'est souvent "chez untel", "chez truc", "chez machin", parfois leur nom ne figure même pas sur la carte, parfois il s'agit de 6 maisons, ou moins...Mais la conscience politique passe par là : aller de porte en porte, de boîte en boîte, vérifier que nos affiches collent encore sur les panneaux, en coller là où "ça ne va pas gêner", résister à en coller à des endroits bien voyants, mais un peu interdits...
Puis arrêter l'auto, descendre, prendre la colle dans le coffre, une affiche de plus, et hop... se réjouir parce que le panneau est dans un endroit tellement incongru que personne d'autre (les autres colleurs pour les autres candidats) ne l'a repéré...
Et ça continue, remonter en voiture, faire la causette avec une vieille dame ici, un monsieur au travail sur sa clôture là-bas, affronter tous les chiens très méchants qui aboient follement à notre approche, les pauvres bêtes parquées toute la journée derrière des grilles, et qui essaient désespérément (et vainement, ouf...) de sauter par-dessus pour justifier de leur fonction : "chien méchant"... Une pensée pour nos amis les facteurs (et "le petit facteur" aussi) qui chaque jour côtoient ces zoos privés, peuplés de dogues, bergers, setters...
Il y a aussi les réunions du soir : aller chercher la clef en mairie, afficher sur la porte pour que le public s'y retrouve, sortir les chaises, disposer la table du candidat face au public... qui vient parfois, un peu, ou qui ne vient pas... Enfin exposer le programme du PG, dire encore et encore que cette campagne est politique, qu'elle préfigure les présidentielles et législatives de l'an prochain, critiquer la réforme des collectivités, dénoncer la destruction massive des services publics, montrer du doigt les dépenses inutiles ou pire, abusives de l'actuel Conseil général...
Dire aussi ce qu'il faut faire, "on le sait, on sait le faire"...Parler, répondre aux questions, la partie la plus sympa de l'affaire...
Puis boire un coup (public ou pas, on n'est pas des bêtes, nous...) puis plier les gaules, et reprendre le chemin de la ville...
Et demain, ça recommence, la fleur au bec, le sourire, les petits chemins qui parfois ne mènent nulle part, les rêves de score à deux chiffres... et si on passait au premier tour devant Europe Écologie-Les Verts, ou mieux, devant le PS...
Bon, il est temps d'aller dormir !
Et quoi qu'il arrive, au soir du premier tour, celles et ceux qui auront fait campagne se retrouveront chez notre candidat, pour faire le bilan, apprécier les résultats (ou s'en lamenter) et se mettre au point pour la suite, jusqu'au second tour... autour d'une table bien garnie !Objectif à atteindre : Busserau dehors, dehors la droite...
Et se reposer un peu, et réfléchir à la suite... alliances, stratégies, comment faire pour qu'enfin toutes les forces de la "vraie" gauche abordent la suite ensemble, surmontent leurs petites différences, leurs plans de carrière perso, comprennent enfin qu'il n'y a pas d'autre voie que l'union, à gauche du PS...
Encore un effort, on va y arriver, on n'en est pas si loin !le petit rapporteur, D.P.
On sent bien que c'est du vécu : les chiens, les boites aux lettres, tout ça... Et le retraité qui engage la conversation accoudé à son portail, en témoignant que lui et tous ses voisins du lotissement son très inquiets de l'augmentation du coût de la vie, qu'ils se disent tous qu'ils vont devoir cultiver un potager pour se nourrir et pouvoir continuer à payer leur maison neuve. Alors on l'invite à la réunion et il nous souhaite bon courage.
RépondreSupprimerGérald
ça doit être pour ça que l'on appelle ça "La Campagne électorale", mais la ville électorale ou la banlieue électorale c'est sympa aussi que moins bucolique.
RépondreSupprimera dimanche soir camarades ça va l'faire !