dimanche 22 mai 2011

Succès de la réunion publique avec Eric Coquerel


Très belle réunion publique à Saintes ce mercredi 18 mai à la salle Saintonge. Nous recevions Eric Coquerel, secrétaire National du Parti de Gauche chargé des relations avec les autres partis.
La soirée a commencé par un reportage sur le Parti de Gauche et le Front de Gauche dans le journal régional de France 3 suivie d'une interview d'Eric Coquerel (toujours visible sur le site de France 3. Cliquez sur Poitou-Charentes, puis JT 19h du 18/05). Pour une fois que la télé se donne la peine d'informer clairement sur notre parti, son programme et les perspectives qu'il propose aux Français, prend le temps d'écouter les réponses données par notre Secrétaire National, ne vous privez pas de ce moment politique à la télé. France 3 Poitou-Charentes donne une belle leçon de journalisme.
Merci à Martial Souchard pour les photos.
Nous avons ensuite passé deux bonnes heures d'échanges avec Eric Coquerel qui a parlé du contexte général, des bouleversements actuels qui se succèdent dans le monde sans que nulle part, les responsables politiques ne montrent leur capacité à contenir cette crise. Personne n'est dupe quant aux effets d'annonce d'une soit-disant baisse du chômage ou de la bonne tenue des cours de bourses. La réalité est que le capitalisme ne propose rien d'autre que de soigner le mal par le mal en imposant l'austérité partout. Les conséquences en sont terribles pour le monde du travail. Une fois de plus, l'Union Européenne et le FMI veulent faire payer aux salariés et aux pauvres, les dérives du système financier sans s'attaquer à la racine du problème et en protégeant ceux qui ont déjà accaparé l'essentiel de la richesse.
C'est aussi dans une impasse écologique que nous dirige cette politique.
*Vingt-cinq ans après Tchernobyl, Fukushima et il faudrait courber la tête devant le Traité de Lisbonne qui nous interdit de créer un grand service public de l'énergie, seul moyen de gérer la transition énergétique.
*A nouveau une année de sécheresse qui commence et il faudrait laisser les multinationales continuer de faire des profits sur le commerce de l'eau au seul bénéfice de leurs actionnaires !



Une seule solution : renverser le système. Et pour cela, un seul outil : le Front de Gauche.

Le contexte politique n'est pas figé, nous pouvons réussir et on va y arriver. Le réveil arabe fait partie de ces bouleversements qui changent la donne. De la Tunisie à la Syrie, en passant par l'Egypte, la Lybie, le Yémen, c'est partout au nom de droits universels que les peuples font la révolution. Ils font mentir ceux qui ont voulu réduire le monde arabe à un fondamentalisme menaçant les valeurs de l'Occident. La Tunisie était considérée comme un bon élève du FMI. Les Tunisiens, comme les Grecs, les Espagnols, les Portugais, les Islandais, ne se résignent pas.


La mobilisation en Europe est historique. Pour que cette mobilisation permette de changer la donne, elle doit trouver son débouché politique. C'est par le bulletin de vote que nous voulons transformer notre pays. Le Front de Gauche est la seule bonne nouvelle dans le contexte politique français. A nous de convaincre les abstentionnistes, de proposer des solutions de rupture en poursuivant le travail sur notre programme partagé. A nous de montrer l'impasse du Front National, idiot utile des grands partis et chien de garde du capitalisme.

La campagne des présidentielles et législatives de 2012 se fera dans dans l'unité. Nous travaillons avec le Parti Communiste et la Gauche Unitaire. Nous nous adressons à toutes les composantes de la gauche car nous sommes convaincus que tout est possible dans une union élargie. Nous nous adressons au NPA, le retrait de la candidature d'Olivier Besancenot ne change rien à notre volonté d'élargir le rassemblement des forces de gauche. Les discussions avec la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique) sont en bonne voie et elle devrait nous rejoindre bientôt sous une forme qui n'est pas encore fixée dans ce rassemblement des forces de gauche anti-libérales.


Le Front de Gauche est devenue la deuxième composante de la gauche devant Europe-Ecologie Les Verts et nous observons qu'EE-LV propose un candidat qui n'est pas de gauche et une candidate qui n'est pas écologiste.




Ce que nous avons démontré avec "Limousin, Terre de Gauche" nous sert d'exemple. Nous sommes les seuls dans le contexte de bouleversements et crises a répétition de toutes natures qui se succèdent, à présenter un rassemblement consistant qui progresse depuis trois élections et un véritable projet politique de révolution citoyenne : transformation sociale, sortie du Traité de Lisbonne, planification écologique. Nous sommes les héritiers de la longue histoire du mouvement ouvrier et il faut aujourd'hui assumer notre responsabilité.


ON VA Y ARRIVER !

L'Humanité, 20 Mai 2011

Avec le Front de gauche, quelles ambitions ?
Rappel des faits : Après les élections européennes, régionales, cantonales, le Front de gauche aborde la nouvelle séquence présidentielle-législatives avec un projet stratégique et travaille à un «programme partagé».

Table ronde avec : Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche. Francis Dauliac, secrétaire fédéral du PCF en Haute-Vienne. Céline Malaisé, conseillère régionale d'Île-de-France, porte-parole de Gauche unitaire.

Les effets désastreux de la politique de Sarkozy, au service des riches et du capitalisme, entraînent de plus en plus de souffrances dans le peuple. 
Et alors que, pour le moment, les grandes mobilisations, comme celle contre la réforme des retraites, échouent à le faire reculer, la demande d’unité en direction de toutes les forces qui se réclament de la gauche se fait pressante. Comment inverser le cours des choses? Est-ce possible avec une gauche divisée, un parti socialiste qui s’inscrit dans le cadre de l’Europe libérale? Les organisations à l’origine du Front de gauche se sont donné l’ambition de prendre ces questions à bras-le-corps en élaborant les réponses avec l’ensemble des citoyens. Et, si le chemin est étroit, leur volonté est grande de ne pas décevoir, de ne plus décevoir.
Front populaire, CNR, programme commun, gauche plurielle, Front de gauche : quel dénominateur commun, quelles différences ?
Alexis Corbière. Ces expériences importantes se situent à des moments différents mais elles ont en commun d'être liées à de grandes mobilisations sociales. Les grandes conquêtes de 36 sont obtenues parce que la victoire électorale est suivie d'une grève générale qui permet d'aller plus loin que le programme du Front populaire. Le programme du CNR s'appuie sur l'engagement populaire dans la lutte contre le nazisme. En 1981, la victoire de François Mitterrand fait suite au programme commun qui, lui-même, a ses racines dans la grande grève de Mai 68. Idem en 1997, la victoire de la gauche plurielle est l'effet différé de la grève de novembre-décembre 1995. Quant au Front de gauche, son acte de naissance est dans la formidable mobilisation contre le traité constitutionnel européen. C'est là que nous nous sommes connus les uns les autres, que nous avons acquis la conviction que la gauche de transformation sociale, celle qui refuse la construction libérale de l'Europe, est majoritaire dans le peuple de gauche. Le Front de gauche veut donc contester la direction de la gauche aux sociaux-libéraux en articulant accord politique entre formations et mobilisation populaire. En cela il est dans la continuité des expériences politiques précédentes.

"Il faut poser avec force la question du changement,
à la fois sur le plan social et sur le plan institutionnel."
Alexis Corbière

Céline Malaisé. Et ces expériences posent toutes la question de la capacité à durer. En novembre 1938 après l'échec de la grève générale, la gauche ne résiste pas à la pression du comité des forges et des 200 familles. Á la Libération, les partis de gauche ne réussissent pas à faire la synthèse entre les intérêts de la nation et les intérêts légitimes de ceux qui la reconstruisent. Le Parti communiste pris en porte-à-faux voit ses ministres chassés du gouvernement. En 1981, l'arrivée de la gauche au pouvoir est suivie d'une atonie du mouvement social. Et le programme commun est mis en ouvre durant deux ans seulement. Avec la gauche plurielle, en l'absence de programme commun, la politique menée est celle de la force dominante, le PS. Et l'inscription dans le cadre de l'Europe libérale est fatale à la gauche. La capacité à durer est une question que nous devons revisiter à l'aune de ces expériences, sous l'angle du rapport avec le mouvement populaire. Aujourd'hui la gauche est divisée en trois pôles, le Front de gauche, le PS et Europe Écologie-Les Verts, qui ont des projets politiques différents. Pourtant une forte aspiration unitaire s'exprime dans les mouvements sociaux. Il est nécessaire d'y répondre car le peuple ne supporte plus le traitement de choc de Sarkozy. Nous cheminons donc sur une ligne de crête très étroite entre le besoin croissant de radicalité et ce besoin d'unité à gauche pour battre la droite.
Francis Dauliac. Les victoires de la gauche ont en commun d'avoir contribué à l'émancipation des hommes et des femmes, d'avoir apporté des libertés et des droits nouveaux : congés payés, Sécurité sociale, droits syndicaux, retraite à soixante ans, sans parler des nationalisations. Elles ont aussi été synonymes de progrès économiques. Elles se situent dans des périodes de forte mobilisation du monde du travail, des intellectuels. Avec, jusqu'en 1981, un poids relativement important du Parti communiste. Depuis 1983, le social-libéralisme a pris le dessus dans la gauche. L'objectif du Front de gauche doit donc être le rassemblement des forces vives du pays pour construire une dynamique qui permette d'inverser ce rapport de forces. Je suis d'accord avec ce qui a été dit sur la durabilité. Mais alors, il faut agir complètement différemment. Trop souvent, par le passé, les accords, les programmes se sont fait entre forces politiques. Ensuite, les gens se les appropriaient ou pas. Il faut inverser cela. Tant qu'on n'associera pas l'ensemble des acteurs à la construction de la dynamique, on n'y arrivera pas. C'est ce qu'il y a de nouveau dans le Front de gauche, la volonté d'impliquer tout le peuple dans la résolution des problèmes immédiats et dans la coélaboration de ce qu'on appelle le « programme partagé ». Le Front de gauche n'en est qu'aux prémices mais on a pu déjà vérifier lors des dernières élections que cette démarche permet au mouvement populaire de reprendre de l'ampleur et de peser.
Céline Malaisé. Coélaborer implique de nouer au préalable des relations de confiance en expliquant clairement ce que l'on veut. Il est important de rappeler aussi la nécessité de respecter l'autonomie des forces du mouvement social.

Un fossé s'est créé entre les classes populaires et la gauche, cela se traduit notamment par des taux d'abstention importants. Quelles nouvelles pratiques, quelle nouvelle conception de la politique imaginez-vous pour retrouver l'implication des catégories populaires ?
Francis Dauliac. Sans perspective, pas de salut. Il faut que les gens perçoivent la possibilité d'aller plus loin dans les conquêtes tout en apportant des réponses immédiates aux besoins : que fait-on contre le chômage, pour les enfants, etc. ? Et il faut que chacun se sente acteur. Cela nécessite de redéfinir les institutions et de changer les modes de scrutin. Nous devons aussi montrer notre différence : dire ce que l'on fait, faire ce que l'on dit. Car c'est la déception qui a fait gagner l'abstention dans les quartiers populaires. C'est comme cela aussi que l'on peut combattre le vote FN.

"L'offre politique nouvelle du Front de gauche
rencontre une aspiration très forte à l'unité."
Francis Dauliac

Alexis Corbière. Il y a un enjeu majeur à chercher toutes les conditions pour que le peuple se ressaisisse du débat politique. Je suis inquiet qu'une fondation comme Terra Nova préconise au candidat du Parti socialiste d'abandonner les catégories populaires et de se tourner vers les classes moyennes. Il faut combattre cela. Je récuse aussi l'idée que les ouvriers voteraient FN. Le premier comportement des ouvriers, aujourd'hui, c'est l'abstention. Or celle-ci recule chaque fois qu'il y a de grands débats politiques. Cela s'est vérifié en 2005, pour le référendum sur le TCE, en 2007, pour la présidentielle. Il faut donc poser avec force la question du changement, à la fois sur le plan social et sur le plan institutionnel pour rompre avec le bonapartisme de la Ve République qui permet à un homme de concentrer les pouvoirs. Le Front de gauche doit mener la campagne présidentielle sur le thème : votez pour le dernier président de la Ve République et pour la convocation d'une assemblée constituante qui ouvre un grand débat citoyen sur d'autres institutions, d'autres modes de scrutin. Est-il acceptable que lorsque l'UMP obtient 30 % des voix au 1er tour, elle se retrouve avec près de 60 % des députés¬?? Le sentiment de ne pas être représenté alimente la dépolitisation.
Céline Malaisé. La gauche doit s'adresser à l'ensemble du peuple. Les pratiques politiques à la tête de l'État, l'hyper présidentialisation de Sarkozy, la multiplication des affaires ont creusé le fossé entre la politique et les classes populaires. Ce qui ne signifie pas qu'elles se désintéressent de la chose politique. Pendant la bataille sur les retraites, les trois quarts de la population soutenaient le mouvement social, ce qui était une façon de faire de la politique par délégation. Et les processus révolutionnaires en cours dans le monde arabe prouvent à l'ensemble des êtres humains de la planète que les hommes et les femmes sont capables, à un moment, de prendre en main leur destin. Il faut en effet une rupture avec la Ve République. Il faut aussi repenser la notion même de citoyenneté. La démocratie au travail est une question dont la gauche doit s'emparer. Il n'est pas acceptable que la citoyenneté s'arrête à la porte de l'entreprise alors que c'est là que le salarié passe la plus grande partie de sa vie. Il est fondamental d'en finir avec cette zone d'ombre pour la démocratie.

Comment élargir le Front de gauche ? Que répondez-vous à ceux qui ne voient qu'un cartel d'organisations ?
Francis Dauliac. Le Front de gauche est né, en 2009 seulement, avec la campagne de l'élection européenne. Il fallait bien que des formations politiques prennent l'initiative. En Limousin, nous n'avons pas de recette miracle mais nous avons pu élargir le Front de gauche au NPA parce que nous avons trouvé des partenaires qui n'étaient pas sur la position de leur direction nationale. L'expérience de Limousin Terre de gauche a été un succès aux régionales puis aux cantonales. Nous avons travaillé ensemble sur des objectifs et sur un programme. Et ce contrat politique élaboré dans la transparence nous lie aux diverses catégories sociales, aux milieux politiques, syndicaux, associatifs qui se sont emparés de cette dynamique. Car des citoyens qui ne se retrouvent pas dans les partis politiques tels qu'ils sont ont pu participer et nous avons vu revenir dans le débat politique bon nombre de militants qui s'en étaient éloignés. L'offre politique nouvelle du Front de gauche rencontre une aspiration très forte à l'unité pour faire reculer les logiques libérales. Et la possibilité de reconquête politique qui a commencé à se concrétiser ouvre des perspectives. Je parlais de coélaboration, il faut en prendre le temps. On ne fait pas tout du jour au lendemain.
Céline Malaisé. La multiplication des expériences locales et la pratique quotidienne des militants balayent de plus en plus le reproche que vous évoquez. L'élargissement est lié à l'implication populaire à laquelle nous sommes tous très attachés. Dans l'immédiat il doit se faire à l'ensemble des acteurs du mouvement social qui souhaitent construire avec nous un débouché politique aux mobilisations. Mais l'objectif que l'on se fixe, c'est le rassemblement le plus large possible notamment en direction des socialistes critiques et des écologistes qui refusent l'idéologie du capitalisme vert. Car notre ambition est de mener le débat au cour de la gauche, d'y faire prévaloir la rupture avec les logiques de renoncement. Les échéances de 2012 sont extrêmement importantes. Nous devons nous en saisir pour lancer de façon pérenne des comités du Front de gauche ou des assemblées citoyennes - le terme importe peu. Cela pourrait se faire sur la base territoriale des circonscriptions. Ces comités pourraient faire vivre le Front de gauche de façon élargie et populaire à travers toutes les questions sociales et dans toutes les mobilisations.

"Mener le débat au coeur de la gauche, y faire
prévaloir la rupture avec les logiques de renoncement."
Céline Malaisé

Alexis Corbière. Il faut sortir de la tyrannie de la vitesse même si la période nous impose de ne pas perdre de temps. Nous avons commencé par le Front de gauche pour changer l'Europe. Avec les régionales, les cantonales, nous avons franchi de nouvelles étapes. Les discussions théoriques sont importantes mais la pratique règle bien des difficultés. On apprend à se connaître, à se faire confiance, on vérifie que tout le monde est gagnant. Oui, il faut élargir le Front de gauche, en faire un grand mouvement politique, culturel et social avec des artistes, des intellectuels, des gens qui, sans nécessairement rejoindre une de ses composantes, veulent s'engager dans le processus. Il faut l'élargir à d'autres formations politiques, notamment au NPA. Qu'est-ce qui empêche de faire ailleurs ce qui s'est fait en Limousin ? Le Front de gauche doit parler toutes les langues qui contestent le libéralisme, être une force qui lie l'écologie au combat social. Cela nécessite des discussions parce qu'il ne s'agit pas d'additionner des propositions incohérentes. Mais, en deux ans, nous n'avons pas démérité. Alors que s'ouvre la séquence présidentielle-législatives, ce qui caractérise la période, c'est l'instabilité, la confusion. Le Front de gauche doit donner des réponses fermes parce qu'il y a des oreilles qui se tendent, des gens qui attendent qu'on leur parle, qu'on les aide à trouver des solutions.


Table ronde réalisée par Jacqueline Sellem

mardi 17 mai 2011

Réunion publique à Saintes mercredi 18 mai à 20h30 avec Eric Coquerel

Le Parti de Gauche vous invite à la réunion publique de ce mercredi 18 mai à 2Oh30, salle Saintonge N°5 avec Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche en charge des relations avec les autres partis. 


Le thème de la réunion "2012, LE DEFI DE L'AUTRE GAUCHE" est consacré à l'analyse politique de la situation à moins d'un an des élections présidentielles et des législatives qui vont suivre.

L'actualité montre à quel point la situation est inattendue, les événements se succèdent et viennent, les uns après les autres, perturber les positionnements et stratégies des partis politiques. Depuis la crise économique des "subprime" en 2008 qui se poursuit et menace toujours l'Europe avec une crise de la dette souveraine, puis le "Printemps Arabe" qui continue dans le sang en Syrie, jusqu'à ce dernier épisode ahurissant menant le Directeur Général du Fonds Monétaire International en prison à New-York en passant par la catastrophe de Fukushima, tout nous montre que ce monde craque, qu'il est entré dans une phase de mutation majeure.

C'est dans ce contexte qu'il nous faut construire le projet politique dont la France a besoin. Mettre en oeuvre la stratégie pour en finir avec ce gouvernement cherchant à masquer sa politique antisociale par le principe du bouc émissaire, les jeunes, les émigrés et tout dernièrement, Laurent Wauquiez qui s'attaque à celles et ceux qui survivent avec le RSA. 

C'est dans ce même contexte que nous entreprendrons la planification écologique et transformerons tout le système de production et de consommation pour le rendre compatible avec un environnement où la vie humaine restera possible.

Le Parti de Gauche continue inlassablement sa démarche de rassemblement dans le cadre du Front de Gauche, élargi à toutes les forces politiques qui se reconnaissent dans notre programme partagé. Divisés nous n'arriverons à rien, rassemblés, tout est possible. 
Eric Coquerel

Eric Coquerel sera en direct sur le journal régional de France 3 à 19h.

samedi 14 mai 2011

2012 le défi de l'autre gauche

Mercredi 18 mai à 20h30, Salle Saintonge n°5 réunion publique avec Eric Coquerel.



Le Parti de Gauche vous invite à la réunion publique que nous organisons mercredi 18 mai à 20h30 à la Salle Saintonge N°5 avec Eric Coquerel, responsable national du Parti de Gauche, chargé des relations avec les autres partis.

Le thème de la réunion « 2012, le défi de l’autre gauche » est de tracer nos perspectives et stratégie en vue des élections présidentielles et législatives. En attendant l’intervention d’Eric Coquerel, je vous joins comme contribution à ce débat, le texte de Roger Martelli publié dans l’Humanité du 10 mai.

Nous vous espérons nombreux à cette réunion qui sera clôturée avec le verre de l’amitié.

Fraternellement.

 






"Une situation nouvelle". 
Par Roger Martelli.



Olivier Besancenot vient d’annoncer qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2011. Cette décision personnelle ne sera pas discutée ici. Étant donné l’impact politique réel de celui qui la prend, elle crée une situation nouvelle ; elle doit être négociée du mieux possible dans la gauche d’alternative. Comment faire en sorte que les catégories populaires, déchirées par les effets du système et de sa crise, ne soient pas tentées par l’abstention ou par la pseudo-radicalité de la droite extrême ? Comment raccorder dès aujourd’hui la colère à l’espérance et, demain, battre la droite aux deux scrutins de 2012 ? Certains, par crainte d’un nouvel avril 2002, peuvent être tentés par le rassemblement de toute la gauche dès le premier tour ; d’autres peuvent se résigner à la parcellisation extrême d’une gauche, de fait, très divisée sur le fond.
Ni l’une ni l’autre de ces hypothèses ne sont des solutions pertinentes. Pour gagner les élections de 2012, la gauche devra mobiliser au maximum toutes ses composantes, dès le premier tour de la présidentielle. Elle ne le fera pas si ses couleurs sont portées par un candidat unique, ancré dans la logique qui « plombe » la gauche depuis 1982-1984, celle-là justement qui l’a plongée dans l’incertitude. Rassemblée bon gré mal gré autour d’un tel héritage, la gauche passerait le cap du premier tour, mais risquerait d’être battue au second. Et même si elle l’emportait (face à une Marine Le Pen par exemple), elle provoquerait ultérieurement de nouvelles et tragiques désespérances.

Quand on est franchement à gauche, on peut légitimement penser que la solution la plus porteuse est le rassemblement, au premier tour, de toutes celles et ceux, sans exclusive, qui veulent et que la gauche gagne et qu’elle réussisse en subvertissant les consensus gestionnaires depuis trop longtemps installés. Celles et ceux qui souhaitent qu’elle cherche des résultats immédiats et, pour cela, qu’elle s’engage dans le processus d’une rupture et d’une alternative. Une gauche à la fois contestataire et constructive… Aujourd’hui, force est de constater que c’est le Front de Gauche qui s’approche le plus de cette équation. Il n’est pas encore assez large, pas assez novateur dans son esprit, pas assez citoyen dans sa façon de faire et de vivre ? Peut-être. Mais si quelque chose est utile dans l’immédiat, c’est de contribuer à ce qu’il avance dans la bonne direction, en se transformant.
S’associer à cette démarche n’est, pour personne, un renoncement à son être. Plutôt que de se disperser sur des candidatures vouées à la marge, l’extrême gauche ne se renierait pas en s’inscrivant à sa manière dans l’évolution du Front. Plutôt que de chercher à tout prix à se compter, sur des individus et des projets incertains, les écologistes feraient mieux de cultiver l’idée que l’écologie politique a une pente fondatrice de rupture avec le système, davantage que d’accommodement avec lui. Être écologiste et participer à une aventure pleinement collective, à la gauche du PS, pour « booster » la gauche, ce n’est pas perdre son âme. Pas plus que pour un(e) communiste, un(e)républicain(e), un(e)altermondialiste, un(e)féministe, un(e)autogestionnaire et tant d’autres.

Le Front de Gauche a discuté publiquement d’un « programme partagé ». Chacun peut s’interroger sur telle ou telle formulation, mais pour l’essentiel la logique de ce que l’on peut lire rappelle beaucoup le corps de propositions qui, dans la foulée de la victoire référendaire européenne de 2005, avait réuni heureusement la gauche dite « antilibérale »… avant qu’elle ne bute sur sa candidature commune. L’essentiel est l’esprit qui transparaît de l’ensemble : à la gauche de la gauche, bien à gauche, dans l’esprit d’une gauche de rupture et d’alternative. Chacun met les mots qu’il souhaite ; le plus utile est que ce « machin » aille le plus avant possible, en prenant le plus d’épaisseur populaire et citoyenne possible, en s’ouvrant à la fois aux forces et aux individus. Toute autre solution, fût-elle tentante sur le papier, conduit soit à la parcellisation et à l’échec, soit au vote utile et à une déconvenue plus grave encore peut-être, comme l’a montré le cas italien. Reste, bien sûr, à déboucher sur une candidature commune, dès le premier tour, à la présidentielle et aux législatives. Là encore, il faut savoir dégager les voies de la raison. À la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon est installé dans une dynamique visible, active, appuyée sur les aspirations à une gauche digne de ce nom. Le reconnaître n’est pas se mettre au garde-à-vous devant un homme providentiel. Ce n’est, là encore, pour personne renoncer à être soi-même. Au demeurant, se préparer à le soutenir activement n’implique aucune mécanique de long terme. On peut le faire dans l’espoir qu’émerge une grande force politique à vocation majoritaire, à la gauche de la gauche ; on peut le faire en souhaitant le maintien du pluralisme partisan existant. Le choix porte uniquement sur le ou la candidate le mieux à même, en convaincant au premier tour, de permettre à la gauche d’exister dans la dignité, de gagner et de réussir enfin durablement. Un candidat ainsi capable, en rassemblant, de rompre la présumée fatalité d’une gauche française et européenne dominée par une social-démocratie plus ou moins recentrée. En 2007, la faiblesse d’une gauche de gauche éparpillée a fait le jeu de la droite ; en 2012, son dynamisme sera à rebours la clé de la victoire, pour toute la gauche. Un Front de gauche citoyen, rassembleur et lui-même rassemblé, ouvert à toutes les composantes de la gauche transformatrice : il n’y a pas, à ce jour, dans la réalité telle qu’elle est, de meilleur instrument pour aller de l’avant.
Roger Martelli »




Si vous en avez le temps, consultez le blog de Jean-Luc Mélenchon et visionnez son intervention au sujet du trentième anniversaire du 10 mai 1981. C'est un peu long, une bonne heure et demie, mais vous n'avez entendu nulle part une telle vision de cette période et l'éclairage que cela donne sur les enjeux d'aujourd'hui. Le lien est en haut à droite.

jeudi 12 mai 2011

FORUM LOCAL DE L’EAU 14 MAI à Saintes


ESSP17 (Eau Secours Services Publics 17)
vous invite au







FORUM LOCAL DE L’EAU
LE SAMEDI 14 MAI 2011
SALLE SAINTONGE N°5
RUE CHAPSAL
A SAINTES

A 17H, Projection du documentaire
POUR QUELQUES GRAINS D’OR

A 18H, Débat sur la protection et le partage de l’eau : irrigation, ostréiculture,… avec un représentant de la Confédération Paysanne 17

A 19H, repas sur place 
Chacun apporte son pique-nique et son couvert

A 20H30, Conférence-Débat
EAU : GESTION PUBLIQUE OU PRIVEE ?
Avec l’élu PATRICK du FAU de LAMOTHE


Le Comité Saintonge du Parti de Gauche est membre d’ESSP17 et soutient totalement ce projet de retour en régie publique de l’eau. L’eau est un bien commun, pas une marchandise. Nous serons présents à ce forum dont l’objectif est de sensibiliser la population à cet enjeu et ainsi faire pression sur la municipalité de Saintes qui doit renouveler le contrat de l’eau en fin d’année. Pour nous, seule la décision d’un retour en service publique sous la forme de régie municipale est acceptable. La population saintaise n’a pas à engraisser une multinationale, Véolia, pour bénéficier de ce service de base qu’est la fourniture d’une eau de qualité.

L’eau à Saintes : quelques questions …

… sur la nouvelle usine de Diconche :
·      La municipalité précédente avait choisi d’adoucir l’eau mais n’avait rien prévu pour en enlever les nitrates. Nous nous demandons si c’était le bon choix.
En effet, si l’excès de calcaire détériore nos appareils ménagers, il est absolument inoffensif pour la santé. Par contre, les nitrates se transforment dans nos intestins en sous-produits cancérigènes… A Saintes, l’eau a une teneur en nitrates qui n’est pas négligeable (maximum mesuré en 2009 : 46 mg/l pour une limite de qualité de 50mg/l)
·      Malgré son coût (plus de 16 millions d’euros) et sa mise en fonction récente, l’usine n’a toujours pas de certification environnementale. Son fonctionnement nuit-il à l’environnement ? A-t-elle une autorisation préfectorale pour rejeter des boues noires dans la Charente ?

… sur la protection de la zone de captage :
·      De nombreuses structures sont implantées dans le périmètre de protection  de la source de Lucérat : routes, rocade, autoroute, voie ferrée, Zone Industrielle (ZI) des Charriers ! La municipalité a chargé Véolia de dresser un cahier des charges pour mettre aux normes les entreprises de la ZI, pas gênée  que Véolia-Eau audite Véolia-Propreté, sous-traitant de la CDC à la déchetterie des Charriers ! C’est pourtant ce qu’on appelle un conflit d’intérêt !
·      Nous avions souhaité que la municipalité actuelle dialogue avec les agriculteurs de la zone de captage pour les aider à se convertir à l’agriculture bio, afin qu’ils ne polluent plus notre nappe phréatique. C’est ce que font avec succès d’autres villes : Munich, La Rochelle,… Hélas, à Saintes, le dialogue est au point mort. Est-il seulement envisagé ?

… sur la gestion :
·      Notre ville a délégué la gestion de l’eau et de l’assainissement à des groupes privés depuis des décennies. Actuellement Véolia est le délégataire des 2 contrats qui se termineront fin 2013.
·      La municipalité actuelle choisira fin 2011 entre gestion en régie publique ou  délégation à une multinationale pour l’après 2013.
·    Nous reprochons à Véolia sa grande opacité financière. Dans ses bilans annuels, l’entreprise présente toujours des comptes en déficit. Nous doutons de ces prétendus déficits. Dans bien d’autres villes en France, Véolia déclare aussi du déficit, mais renouvelle son contrat, à Quimper par exemple!
·      Pour nous, il faut revenir à une régie publique ! Indispensable à tous, l’eau ne doit pas être considérée comme une marchandise ni sa gestion comme un moyen d’enrichir des actionnaires! C’est un bien commun qui doit être géré par la collectivité !
·      Durant la campagne électorale de 2008, le futur Maire Jean Rouger avait promis un retour en régie publique pour l’eau. Nous espérons vivement qu’il respectera sa promesse!
·       
·       Film de David Briffaud et Fabien Mazzoco (2009)
·       La politique agricole du tout maïs, ses conséquences économiques et écologiques en France. L’été, cette culture consomme jusqu’à 80% des réserves d’eau et assèche les rivières. Les réserves de substitution qui prélèvent l’eau l’hiver sont-elles une solution ? N’existe-t-il aucune échappatoire à cette culture et à l’agriculture intensive ?



·      Militant de l’association Transcub qui a dévoilé que la Lyonnaise des Eaux avait indument ponctionné 238 millions d’euros dans la poche des usagers bordelais,
·      Expert spécialisé dans les audits de délégation de services publics, il a conseillé sur l’eau les mairies d’Anglet, Toulouse,… et obtenu des baisses de prix significatives,
·      Elu régional en Aquitaine depuis 2010, et représentant la région Aquitaine au Comité de Bassin Adour-Garonne.

Contact 
ESSP17, Maison des Associations, 31 Rue du Cormier, 17100 Saintes        eausecours.servicespublics17@laposte.net


mardi 10 mai 2011

ET SI TRENTE ANS APRES… LA GAUCHE GAGNAIT .




Le 10 Mai 1981, François Mitterrand était élu Président de la République.

Rappelez-vous, ce visage en pointillé, qui s’imprimait sur votre écran de télévision, à 20h, tenant en haleine tout un peuple  de gauche qui exulta à la vue de ce visage géométrique. Certains, ne croyant pas à la victoire de la gauche, pensaient que c’était le front de Giscard qui défilait à l’écran...Il y eut comme un moment de perplexité, puis l’espoir se transforma en une clameur, comme un souffle de libération. Le premier Président de Gauche, qu’on attendait depuis 23 ans, était enfin élu.
Ce 10 Mai 1981, même ceux qui étaient embarrassés par une Union de la Gauche qui incluait pour certains une frange restée stalinienne, pour d’autres une frange de socialos toujours traites…ont explosé de joie !
Ce 10 mai 1981 dont on fête les trente ans, fut pour nous tous un grand moment de fraternité.
Cet anniversaire à un an des présidentielles de 2012, nous oblige à faire le bilan de quatorze années de présidence socialiste, et de faire le bilan de dix ans de présidence de droite dont quatre de Sarkozy.
Beaucoup de questions restent posées :
Comment à trente ans de distance, en tirer des leçons ? Le pouvoir rose de 1981 représentait-il vraiment les aspirations de ce peuple avide de changement ?
Peut-on faire un parallèle entre le peuple de gauche de 1981 et celui d’aujourd’hui ? Peut-on évoquer un échec du socialisme au pouvoir ? L’esprit du 10 mai peut-il renaître ? Le peuple d’aujourd’hui est–il aussi impliqué qu’en 1981 ? Comment ne pas refaire les mêmes erreurs ?
Le bilan de 1981 du pouvoir socialiste nous laisse des questions trente ans après mais celui de Nicolas Sarkozy quatre ans après son arrivée est rejeté par 73 % des Français. Cela nous motive à trouver des solutions, une seule domine notre pensée : qu’il dégage rapidement afin de laisser la place à un vrai pouvoir de Gauche de Transformation Sociale qui combattra avant tout le pouvoir des actionnaires et des banquiers ! 
Comment à trente ans de distance, en tirer les leçons ? Le pouvoir rose de 1981 représentait–il vraiment les aspirations de ce peuple avide de changement ? 
François Mitterrand, l’unique président de Gauche sous la Vème République est arrivé au pouvoir parce qu’il a su avant tout unir la gauche.
Cette union de la gauche avait pour toile de fond, déjà la crise, beaucoup de revendications, face à un peuple saturé, fatigué de 23 ans de pouvoir de droite qui aspirait à une alternance évidente.
Giscard au pouvoir, était impopulaire. La route était tracée pour une victoire. C’était le moment. François Mitterrand l’avait compris.
Mais aujourd’hui, tout reste à faire. La gauche que nous voulons construire est en cours de route, dans le cadre du Front de Gauche. A un an des présidentielles, il n’y a pas d’union véritable à gauche.
La crise sociale s’est aggravée, les revendications niées par le pouvoir et souvent retenues par les syndicats. Il n’y a plus cette ferveur, il n’y a plus que de la méfiance.
Les dernières élections cantonales ont démontré la désaffection des électeurs et un vote grandissant de protestation de la classe ouvrière se portant pour une grande partie soit dans l’abstention, soit à l’extrème droite.
En 1981, une politique de gauche a été mise en place dès le mois de juin : abolition de la peine de mort, retraite à soixante ans,  nationalisations, création d’une fonction publique hospitalière, 5ème semaine de congés payés, les 39 heures, augmentation du SMIC de 10 % dès juin 1981, répondent sans conteste aux aspirations du peuple de gauche.
Mais le tournant de 1983, avec la politique de rigueur, la désillusion des travailleurs, se traduisit en premier lieu par des désaffections des adhésions syndicales.
Les licenciements massifs, les fermetures des usines comme  Péchiney, St-Gobain, la montée du chômage, le blocage des prix et salaires en 1982, plongèrent en plein désarroi l’ensemble du monde du travail.
Le pouvoir socialiste, pour certains, trahissait l’esprit de changement, la confiance du monde du travail. Peu à peu, les seuls qui voyaient leur situation améliorée était déjà les actionnaires. On a pu en voir les effets quelques années plus tard. 
Peut-on faire un parallèle entre le peuple de gauche de 1981 et celui d’aujourd’hui ? Peut-on évoquer un échec du socialisme au pouvoir ? L’esprit du 10 mai 1981 peut-il renaître ?
Aujourd’hui, ceux qui combattent la droite au pouvoir sont nombreux, le parti socialiste représente toujours une partie du peuple de gauche. Mais, pour beaucoup d’entre nous, la condamnation de la société capitaliste en tant que système n’est pas assez évidente. En conséquence, le monde du travail a perdu confiance, en grande partie face à la pratique politique du parti socialiste qui ne combat pas d’une manière ferme le capitalisme et ses ravages.
L’esprit du 10 mai 1981 peut renaître si nous arrivons à construire une union à gauche assez forte pour construire le changement véritable, en dénonçant tout d’abord la politique du gouvernement sarkozyste au service du patronat et des plus riches, et en établissant un programme véritablement applicable dès la prise de pouvoir en 2012. On doit convaincre tout de suite. 
Le peuple d’aujourd’hui est–il aussi impliqué qu’en 1981 ? Comment ne pas faire les mêmes erreurs ? 
La crise financière a montré l’impasse du libéralisme. La gauche de 2012 doit incarner la colère et l’espoir des masses laborieuses, des jeunes, des retraités, de l’ensemble des salariés.
Certaines décisions majeures engageant l’avenir de la société doivent être prises et discutées avec l’ensemble de la gauche afin d’impliquer les électeurs de gauche. La désertion civique est forte. La domination de l’argent est active. Les idées xénophobes se développent. 
Le besoin de solidarité est immense. En 1981, nous voulions changer la vie. En 2012, nous voulons toujours construire une gauche solidaire, unie dans la perspective d’une révolution citoyenne.
En 1981, la gauche devait rompre avec le capitalisme, elle a rompu avec le socialisme à compter de 1983. Ne recommençons pas les mêmes erreurs, combattons l’oligarchie au pouvoir dès maintenant.
Dans une clarté totale, construisons une gauche unie citoyenne  Dépassons les divergences, construisons en Charente-Maritime la révolution citoyenne de la gauche dans le cadre du Front de Gauche qui doit s’élargir sans tarder.

Brigitte Borgnet