Incendie du siège de Charlie-Hebdo, est-ce vraiment une attaque contre la liberté de la presse ? Je ne le crois pas. L'action est inacceptable, criminelle et doit être traitée comme telle. Que la police trouve les coupables et à la Justice de décider la peine qu'ils encourent.
Mais ne venez pas me faire croire qu'un Claude Guéant ou un Jean-François Copé soient soudain devenus de réels défenseurs d'une presse libre et indépendante. Le premier, ministre de l'intérieur, est soupçonné d'avoir utilisé les moyens de l'État, services de renseignements de la DCRI, pour identifier une source possible d'un journaliste du Monde enquêtant sur l'affaire Karachi. C'est interdit par la loi française, une des rares dispositions qui protègent encore notre presse. Le voilà converti à l'indépendance de la presse ? À d'autres !
Restons lucides sur le système en place. N'est-ce pas Jean-Pierre Pernault, qui est au journalisme ce que le pipeau est à la grande musique, qui interrogeait le Président de la République l'autre soir à la télévision? Là se trouve une des atteintes à la liberté de la presse en France. Sans journalistes professionnels, au statut garantissant leur indépendance, pugnaces et compétents, pas d'information digne de ce nom. Nos concitoyens n'ont nul besoin d'être rassurés par le ronron télévisuel, les débats où rien ne se dit, les questions complaisantes et la révérence aux puissants.
Quant à Jean-François Copé, un des premiers députés à avoir profité de cette nouvelle possibilité de devenir avocat et dans son cas avocat d'affaires au service de grands groupes, quelle tartufferie de le voir voler au secours de la liberté de la presse. La presse ne peut être libre que si elle est indépendante des puissances d'argent comme l'ont écrit et réalisé à l'époque les rédacteurs du programme du Conseil National de la Résistance. Aujourd'hui, 90% des médias sont la propriété des grands groupes et oligarques, les Bouygues, Bolloré, Dassault, Arnault, Lagardére, etc. Ces mêmes grands groupes dominent aussi l'industrie de l'armement.
Là est la menace sur la liberté de la presse. Mais les media aujourd'hui montent en épingle un fait divers qui a toutes les chances d'être le fait d'une poignée d'abrutis, certainement pas la marque d'une entreprise dangereuse pour nos media. S'il y a un complot contre la presse, ce n'est pas de ce côté qu'il faut le chercher, il vient de l'oligarchie. Sachons rester lucides et voir constamment où sont nos vrais ennemis.
Nous sommes pour une presse libre et indépendante, contre la concentration des media entre quelques mains, pour l'interdiction à des grands groupes industriels ou autre de posséder un groupe de presse, pour une meilleure formation et un statut des journalistes garantissant leur indépendance et donc pas de précaires dans la presse. Là est le discours sérieux sur ce que doit être la presse dans une France démocratique.
Jean-Yves Boiffier
Mais ne venez pas me faire croire qu'un Claude Guéant ou un Jean-François Copé soient soudain devenus de réels défenseurs d'une presse libre et indépendante. Le premier, ministre de l'intérieur, est soupçonné d'avoir utilisé les moyens de l'État, services de renseignements de la DCRI, pour identifier une source possible d'un journaliste du Monde enquêtant sur l'affaire Karachi. C'est interdit par la loi française, une des rares dispositions qui protègent encore notre presse. Le voilà converti à l'indépendance de la presse ? À d'autres !
Restons lucides sur le système en place. N'est-ce pas Jean-Pierre Pernault, qui est au journalisme ce que le pipeau est à la grande musique, qui interrogeait le Président de la République l'autre soir à la télévision? Là se trouve une des atteintes à la liberté de la presse en France. Sans journalistes professionnels, au statut garantissant leur indépendance, pugnaces et compétents, pas d'information digne de ce nom. Nos concitoyens n'ont nul besoin d'être rassurés par le ronron télévisuel, les débats où rien ne se dit, les questions complaisantes et la révérence aux puissants.
Quant à Jean-François Copé, un des premiers députés à avoir profité de cette nouvelle possibilité de devenir avocat et dans son cas avocat d'affaires au service de grands groupes, quelle tartufferie de le voir voler au secours de la liberté de la presse. La presse ne peut être libre que si elle est indépendante des puissances d'argent comme l'ont écrit et réalisé à l'époque les rédacteurs du programme du Conseil National de la Résistance. Aujourd'hui, 90% des médias sont la propriété des grands groupes et oligarques, les Bouygues, Bolloré, Dassault, Arnault, Lagardére, etc. Ces mêmes grands groupes dominent aussi l'industrie de l'armement.
Là est la menace sur la liberté de la presse. Mais les media aujourd'hui montent en épingle un fait divers qui a toutes les chances d'être le fait d'une poignée d'abrutis, certainement pas la marque d'une entreprise dangereuse pour nos media. S'il y a un complot contre la presse, ce n'est pas de ce côté qu'il faut le chercher, il vient de l'oligarchie. Sachons rester lucides et voir constamment où sont nos vrais ennemis.
Nous sommes pour une presse libre et indépendante, contre la concentration des media entre quelques mains, pour l'interdiction à des grands groupes industriels ou autre de posséder un groupe de presse, pour une meilleure formation et un statut des journalistes garantissant leur indépendance et donc pas de précaires dans la presse. Là est le discours sérieux sur ce que doit être la presse dans une France démocratique.
Jean-Yves Boiffier
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